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Versailles, 4 juillet 2026 : hommage à La Fayette et à Washington pour le 250e anniversaire de l'indépendance américaine
8 juillet 2026
Le 4 juillet 2026, Versailles a célébré le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique, signée le 4 juillet 1776. Une journée placée sous le signe de l'amitié franco-américaine, où se sont mêlés la mémoire des deux hommes qui l'ont scellée — Gilbert du Motier, marquis de La Fayette, et George Washington — et la vie d'un camp d'époque reconstitué à quelques pas du Château.
Deux figures, une même fidélité
Dans les salles tendues de cramoisi, deux grands portraits en pied se répondent. Celui de La Fayette, d'abord : le jeune général de l'armée continentale, en habit bleu à revers, l'épée au côté. À dix-neuf ans, il s'était embarqué pour l'Amérique afin d'offrir son épée à une cause qui n'était pas la sienne ; il en revint avec une amitié qui allait durer toute sa vie.
Celui de Washington, ensuite : le bras tendu dans un geste d'accueil, la main gauche posée sur le pommeau de son épée. Le commandant en chef qui accueillit le marquis dans son état-major et le traita, dit-on, comme un fils. De cette rencontre est née l'alliance qui a fait naître une nation — et qui, deux siècles et demi plus tard, continue de lier nos deux pays.
Le camp, le canon et les treize étoiles
Dehors, sous les arbres, l'Histoire se rejoue. Un camp d'époque a dressé ses tentes de toile blanche ; on y cuisine, on y bat le tambour, on y monte la garde. Devant un public nombreux, les servants d'une pièce d'artillerie de campagne exécutent leurs mouvements en habit bleu à revers rouges, guêtres blanches et bicorne — la gestuelle exacte, comptée, des batteries du XVIIIe siècle.
Au milieu du camp flotte le drapeau aux treize étoiles et treize bandes — celui des treize colonies qui, ce 4 juillet 1776, se déclarèrent libres et indépendantes. Sous les tentes, les poignées de main se serrent entre visiteurs et reconstitueurs : la mémoire n'est jamais si vivante que lorsqu'elle se transmet de la main à la main.
Vivre pour servir
Deux cent cinquante ans après la Déclaration d'indépendance, l'engagement de La Fayette n'a rien perdu de sa force d'exemple. Il ne fut pas celui d'un intérêt bien compris, mais d'un idéal : la conviction qu'une liberté vaut d'être défendue même loin de chez soi, et qu'un serment donné oblige. C'est de cette fidélité-là que l'Ordre Lafayette Monde a fait sa devise.
Photographies : Jean-Luc Pujo, Commandeur de l'Ordre Lafayette Monde.
